vendredi, 25 novembre 2011 11:42

Newsletter N°46

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« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc et  faites-moi des disciples de toutes les nations » Mt 28, 19

On entend souvent exprimer cette opinion : « Les Musulmans sont inconvertissables » ou comme on disait au début du dix neuvième siècle : « Ils sont inassociables, non miscibles dans notre société occidentale » C’est même devenu dans nos milieux chrétiens une maxime qui condamne un monde immense. Pourquoi plusieurs centaines de millions d’hommes seraient-ils alors dans l’impossibilité de connaître la Vérité et la Parole de Dieu ? Cette maxime est contraire à la justice et au commandement de Jésus d’annoncer l’Evangile à toutes les nations.


Pour les Chrétiens, une telle maxime est un obstacle pour poser un acte de foi en la puissance du Saint Esprit qui seul opère la conversion des cœurs. Toute la vie d’apostolat du père de Foucauld ainsi que celle du cardinal Lavigerie était fondée sur cette conviction que par la prière et une vie à l’exemple de Jésus, une « sainte » prédication peut amener avec délicatesse les Musulmans à la pleine grâce du Christ. L’Eglise peut témoigner de cette vérité avec St Pierre Claver, dévoué à la conversion des Maures, l’histoire des Missions Africaines, celle des Trinitaires, celle de St Vincent de Paul prisonnier des pirates barbaresques, St Pierre Pascal en Espagne, une nuée de témoins...


Le peuple musulman est profondément religieux et l’on sait que ses actes politiques doivent être en cohérence avec sa croyance religieuse. L’expérience de la conquête de l’Algérie est éclairante : tous les gouvernements successifs de la France et l’Eglise institutionnelle ont agi comme si, a priori, les Musulmans ne pouvaient pas devenir chrétiens. « Un des grands reproches qu’on fait les Algériens c’est qu’ils voyaient les Français construire des routes, des villes, des chemins de fer, des écoles, des nouvelles méthodes de culture mais n’ouvrir aucune église, aucun temple, aucun établissement religieux » (Histoire d’Alger de Stephen d’Estry) Donc, n’ayant pas élevé d’autels, les Algériens considéraient notre occupation comme l’agression passagère d’un peuple sans foi et sans croyance. Ils ont eu la conviction que l’Afrique ne serait pas notre seconde patrie, car on n’abandonne pas une terre ou l’on a élevé des autels.

René Bazin dans la bibliographie de Charles de Foucauld* analyse que « L’expérience de nos conquêtes en Afrique a révélé une grande infirmité de notre civilisation aux intelligences « pratiques », « celle de croire que la puissance économique, scientifique, mécanique a le pouvoir de changer le fond des âmes et de la culture, de transformer en amis fidèles des peuples que leur religion excite à nous mépriser  et à nous maudire, et qui apprennent, sous la tente ou dans la maison de terre, à répéter le proverbe : « Baise la main que tu ne peux couper » (sourate du Coran)

Mais ne nous y trompons pas l’annonce de l’Evangile aux Musulmans a manqué en Algérie comme elle manque aujourd’hui en France. Cette évangélisation a été largement contrariée par la politique générale française, en Algérie, comme elle continue de le faire avec une France qui se dit laïque. Nos responsables politiques ne paraissent pas comprendre que la paix « sociale » sera la récompense de la conversion à Christ. Ils doivent comprendre que tous les autres moyens, force ou faiblesse, flatterie, abondance des richesses, compromis, construction de mosquées… ne rapprocheront jamais un peuple qui ne voit en nous que des païens. Mais comment faire comprendre aux nations européennes qui se proclament laïques et libérales que la plus grande dimension de l’homme est religieuse ?

C’est à des cœurs gagnés par la sainteté, qu’il sera possible un jour d’expliquer aux Musulmans la Parole de Dieu. Qu’on remonte à l’Evangile : le Sauveur n’a pas usé d’autre méthode que la sainteté de l’Amour pour s’adresser à une race bien difficile et rebelle. Le Sauveur a procédé par degrés avec ce qui peut le mieux atteindre son peuple, la charité, la compassion, la guérison, l’humilité, le pardon des injures, le mépris des richesses et du pouvoir. C’est bien le sermon sur la montagne que tout chrétien, toute l’Eglise, devrait répéter aux Musulmans de France. Il est bon d’aimer Dieu et tous les humains comme soi-même qui est le premier commandement à pratiquer.

Jésus est monté sur la croix autant pour chacun de nous que pour chacun de nos amis Musulmans. La croix est le sommet de l’Amour ; «Il m'a menée au cellier, et la bannière qu'il dresse sur moi,  c'est l'amour» Cant 2,4. Désirons-nous une autre bannière ? Choisissons la bannière de la Croix. C’est maintenant le moment favorable d’évangéliser les Musulmans par la prière et la charité, sinon la France et l’Europe seront perdues. C’est maintenant le moment favorable de prier dans toutes les églises, les temples, les monastères, les groupes de louange, afin que Jésus se révèle lui-même à tous nos amis Musulmans, comme leur Sauveur et Maître. « A lui, gloire, bénédiction, honneur et louange, maintenant et toujours. Amen ! »

 

                                                   Le Conseil d'Alléluia-France


 

* « Charles de Foucault » de René Bazin aux éditions « nouvelle cité » un livre incontournable pour une vision saine des relations avec les Musulmans.

 

** Pour apprendre la dialogue évangélique avec les Musulmans, nous recommandons le petit livre extraordinaire de notre frère Ismaël Sadok, qui a vécu la spiritualité islamique avant de rencontrer Jésus-Christ : « Témoigner aux Musulmans » guide pratique aux Editions Sénevé.



 

Lu 1613 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:34
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