vendredi, 25 novembre 2011 11:31

Newsletter N°32

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Y-a-t-il de l'amour dans notre Eglise ?

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Quand nous observons nos rapports humains à l’intérieur de nos familles, nos communautés et aussi entre groupes de chrétiens de sensibilités, dénominations différentes on est en droit de se poser la question : « Y a-t-il de l'amour dans notre Eglise ? » Des premiers chrétiens, les païens disaient : « Voyez comme ils s’aiment ! » Maintenant nous les entendons dire : « Voyez comme ils sont divisés ! » Voici deux exhortations récentes sur cette question venant de l’Eglise Catholique.

Inspiré de l'héritage spirituel du Père Chevrier, Mgr Philippe Barbarin dans sa lettre pastorale, « Suivre Jésus de près »* se montre traversé par le désir d'annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres et de proclamer l'amour de l'Evangile et de l'Eglise, sans complaisance : « Tout en restant lucides sur la situation et sur la difficulté qu'il y a aujourd'hui à annoncer l'Evangile, nous n'avons pas à faire des bilans. Notre vocation n'est pas de réussir ni d'être “performants” ; pour tous les baptisés, il n'y a qu'une seule vocation, celle de la sainteté. Nous avons le droit d'être ingénieux, de lancer de nouveaux projets, mais la question essentielle qui nous est posée n'est pas quantitative, ni de l'ordre du visible. Elle est d'une autre nature : y a-t-il de l'amour dans notre Eglise ?Est-elle un feu qui brûle sans consumer, qui donne lumière, chaleur, joie à ceux qui l'approchent ? Sommes-nous réceptifs aux dons qui nous arrivent de Dieu, des autres, des événements… ? Et nous, disciples de Jésus, quel amour offrons-nous aux autres ? Nous savons bien que c'est la seule chose qui compte. Saint Augustin le dit dans une formule merveilleuse Amor meus, pondus meus (qu'on pourrait traduire par : Notre vie vaut son poids d'amour ) Et saint Jean de la Croix, dans le droit fil de l'enseignement de Jésus : “Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour”.

Nous savons tous que l'unité dans le Christ n'est pas totalement réalisée dans le Corps du Christ. Nous savons aussi que Jésus est notre Unité. C’est donc vers Lui, Dieu d’amour, qu’il nous faut nous tourner pour apprendre à vivre l’unité qui est au cœur de la Trinité. Ils sont unis dans le respect des personnes divines. Jésus seul peut faire l’unité, car Il est la personne vivante offerte au Père pour vaincre l’accusateur, le prince du mensonge, le diviseur. D’où vient la division d’abord ? - de nous-mêmes d’abord.

On s’attache a une idée, parcelle de la Vérité et notre sensible peut alors nous jeter en folie, centré sur tout ce qui n’est pas conforme à cette parcelle de Vérité. On a peur de perdre notre identité, d’où cette méfiance vis-à-vis des autres. Or notre identité n’existe qu’en Dieu seul. Lui peut la conduire à son plein épanouissement dans le respect et la bonne distance par rapport à l’autre. L’unité se fait autour de Dieu qui unit les hommes et autour de sa propre personne, qui est la Vérité.

Le vendredi 17novembre le pape Benoît XVI évoquait l’indispensable avenir œcuménique de l’Eglise en disant : « Ce qui, de toute façon, doit être promu avant tout est l’œcuménisme de l’amour qui descend directement du commandement nouveau de l’amour laissé par Jésus à ses disciples. L’amour accompagné de gestes cohérents créé la confiance, fait s’ouvrir les cœurs et les yeux. Le dialogue de la charité promeut par nature et éclaire le dialogue de la vérité : c’est en effet dans la pleine vérité qu’aura lieu la rencontre définitive à laquelle conduit l’Esprit du Christ. Ce ne sont certainement pas le relativisme facile et le faux irénisme qui résolvent la recherche œcuménique. Ils la déforment et la désorientent. Il faut ensuite intensifier la formation œcuménique en partant des fondements de la foi chrétienne, c’est-à-dire de l’annonce de l’amour de Dieu qui s’est révélé dans le visage de Jésus Christ, et de façon contemporaine, dans le Christ, a dévoilé l’homme à lui-même et lui a fait comprendre sa très haute vocation »

« A suivre Jésus de près » les communautés chrétiennes sont donc invitées à un nouvel amour prophétique. Que les païens en nous voyant disent désormais : « malgré leur passé douloureux et leurs déchirures, voyez comme ils s’aiment maintenant ! » Aujourd’hui le Christ nous donne sa Gloire pour ce nouvel amour dans l’Eglise !

Joyeux Noël en Eglise et en famille !


                                                                      Le Conseil d'Alleluia-France


* « Suivre Jésus de près » lettre pastorale du Cardinal Barbarin aux éditions Desclée de Brouwer

 
 

Lu 1980 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:38
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