mercredi, 23 novembre 2011 06:18

Newsletter N°14

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Une perspetive grandiose pour ces temps derniers :

"De l'image à la ressemblance de Dieu" par l'Eucharistie

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Avril 2005 : voici cette « lettre de nouvelles » au moment où le pape Jean Paul II entre dans son agonie pour rejoindre Notre Père, Abba ! Il est ce témoin de la Croix du Christ et de sa fécondité, alors même qu’il ne peut plus parler, hostie broyée, par Jésus offert à sa suite pour que la France, l’Europe, le monde croient en l’Amour, seul vainqueur du Prince du mensonge. Voici, dans cette lettre, ce que l’Esprit Saint nous donne de vous partager : « Par l’Eucharistie, vrai corps de Jésus, nous passons de l’image à la ressemblance de Dieu ».   

   Gn 1, 26 - Alors Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, dans notre ressemblance. » « Qu’il règne sur les poissons de la mer, sur les oiseaux des cieux, sur le bétail, sur les bêtes sauvages et sur tous les animaux qui rampent sur le sol »….. Ce fut le sixième jour.

   Dieu place l’homme au sommet de sa création, lui donnant tout pouvoir pour soumettre la nature et en faire jaillir la vie. Pour la première fois nous avons un pluriel pour l’acte créateur, auparavant nous avions: «Dieu dit, Dieu fit » ; mais, pour l’homme, Dieu dit : « faisons l’homme à notre image, dans notre ressemblance ». Dieu nous indique par ce pluriel que ce sont les trois personnes de la Trinité qui entrent dans ce don d’amour gratuit pour la création de l’homme. Dans cette mouvance d’amour l’homme est marqué de ce sceau trinitaire avec la conséquence essentielle de l’union de l’Amour et de la Fécondité que Dieu lui a transmis. Cette image de Dieu en nous n’a pas mobilisé notre liberté durant cet acte créateur, où Dieu a mis tout son amour, et résonne déjà dans notre cœur cette phrase que les apôtres entendront lors de la Transfiguration :« Celui-ci est mon Fils Bien Aimé en qui j’ai mis tout mon Amour»

   Pour passer de l’image de Dieu où notre liberté s’enracine, à la ressemblance qui sera l’expression de notre liberté assumée dans la dépendance d’amour de la créature au Créateur, viennent se graver deux paroles : «Gn 2, 16 : « Quant à manger de tout arbre du jardin, tu mangeras, et de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas, car de lui le jour où tu en mangeras, quant à mourir tu mourras. »

   Un seul interdit est donné pour que l’homme apprenne à exercer sa liberté en vue de la ressemblance, c’est à dire avoir confiance dans ce don du Père qui, donne tout à l’homme et qui se donne.

   Jn 6,54 « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour ». « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. »

   Là est la ressemblance essentielle, avoir part à la vie éternelle avec Dieu. L’homme fait pour accueillir ce don de Dieu pour devenir don lui-même, « être sacrement de vie visible » (Jean Paul II).

   Or en Gn 2,7 : « Adonaï Elohim façonna l’Adam, poussière de la terre et souffla dans sa face un souffle de vie (l’âme), voilà l’Adam être vivant !». Dans ce deuxième chapitre de la Genèse, Dieu ne s’est pas contenté de créer l’homme par sa Parole, mais le verbe en hébreu « yatsor » traduit par «façonner » nous fait comprendre que Dieu a voulu un contact direct avec sa créature pour imprimer en elle son image en vue de la ressemblance c’est à dire son Esprit.

   Ce verbe « façonner » est écrit avec deux « yods » (iota) fait unique dans toute la bible, et selon le commentaire de Rachi* ces 2 yods correspondent à « deux formations, une pour ce monde-ci, une pour la résurrection des morts. Mais pour les bêtes qui ne se présenteront pas au jour du jugement dernier, le même verbe « façonner » n’a qu’un yod dans ce même chapitre, (Gn 2,19). L’homme unit en lui le spirituel et le temporel. » (On comprend alors pourquoi Jésus nous dit de ne pas retirer un iota de la Parole du Verbe !)

   C’est le sixième jour que l’homme est créé, c’est le sixième jour qu’a lieu la recréation de l’homme par l’offrande de Jésus sur la Croix. Saint Augustin nous dit : « Ce qui vient de nous, c’est par cela qu’il est mort, ce qui vient de Lui c’est par cela que nous vivrons. » En effet ce pouvoir qu’a reçu le premier homme pour soumettre la terre a été vrillé, Adam ayant voulu connaître le bien et le mal, le péché a dominé en lui et la confusion est entrée en lui. Alors Isaïe nous dit, au sujet du Messie : « Il a reçu sur l’épaule l’insigne du pouvoir », c’est à dire la Croix qui allait vaincre ce pouvoir convoité par l’homme qui le fit entrer dans la désobéissance et la mort du péché.

   Mais avant de vivre sa Passion, avant de vaincre le pouvoir du péché qui est la mort, Jésus donne à l’homme, à travers le prêtre un pouvoir encore plus grand que lors de la première création originelle puisqu’il lui donne le pouvoir de consacrer par la puissance de l’Esprit Saint son Corps et son Sang pour que l’homme vive de la présence substantielle de Jésus dans l’Eucharistie tout au long de sa vie et qu’ainsi il devienne ce qu’il mange c’est à dire une icône du Christ, une hostie vivante et offerte pour être témoin, dans ce monde, que l’Amour a vaincu la mort, et que le tombeau est vide depuis la Résurrection de Jésus.

   Frères et sœurs, mesurez bien l’importance de cette année de l’Eucharistie : à la demande de Jésus, Jean Paul II nous a ouvert le chemin des derniers temps de ce monde pour qu’en ce temps de la Miséricorde nous passions librement de l’image à la ressemblance et ce avant que ce monde passe tel qu’il est. Alors ceux qui l’auront reconnu dans l’Eucharistie seront les premiers à se rassembler autour de Lui quand il viendra dans sa Gloire. Perspective grandiose… !

   Soyons, par la foi en Jésus, une louange joyeuse à sa gloire. Eph.1,4 : « Abba, nous a choisis, dans le Christ avant que le monde fut créé pour être saints et sans péchés devant sa face grâce à son Amour. ».


Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !

De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !

 

                                                                             Le conseil d’Alleluia-France

 

*Rachi : Un vrai fils d’Israël du XI ème siècle, merveilleux exégète juif par ses commentaires inspirés de la Bible et du Talmud. St Bernard s’est mis à son école pour se nourrir de la Parole de Dieu ce qui a entraîné l’Eglise Catholique dans le Feu d’Amour de la Parole de Dieu.

 

 

Lu 1742 fois Dernière modification le mercredi, 03 octobre 2012 18:41
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